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Les malheurs de la Tapisserie

Une histoire mouvementée

La vie de la Tapisserie est ponctuée d’anecdotes concernant des épisodes mouvementés qui la mirent en péril ou la dégradèrent. Sa bonne étoile lui a toutefois permis d’arriver jusqu’à nous.

Au Moyen Âge

La cathédrale Notre-Dame de Bayeux a brûlé deux fois sans que la Tapisserie, qui y était conservée, ne soit touchée.

Pendant la Révolution française

En 1792, la Tapisserie est utilisée comme bâche pour recouvrir un chariot chargé d’armes quittant Bayeux pour Paris. Lambert-Léonard Le Forestier, capitaine de la garde nationale et membre important de l’administration du district, la sauve et la met en sécurité dans son bureau.

Le 23 février 1794, les membres de la commission des Arts du district la protègent. La Tapisserie allait être découpée et ses morceaux utilisés comme décoration pour orner un char de la fête de la Raison.

Au XIXe siècle

Au cours du XIXe siècle, plusieurs morceaux et fils de la Tapisserie disparurent. Un fragment est entré en possession du dessinateur anglais Charles Stothard d’une façon indéterminée (don, vol ?) avant d’être restitué à la ville de Bayeux par le musée de Kensington en 1871.

Au XIXe siècle, la Tapisserie était enroulée autour d’un cylindre. Il fallait la dérouler autour d’un second cylindre pour la montrer. Ce moyen de conservation peu adapté a endommagé l’objet par les frottements répétés, notamment aux extrémités.